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 les arabes et les sciences

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ãõÓÇåãÉãæÖæÚ: les arabes et les sciences   ÇáÓÈÊ 23 ÝÈÑÇíÑ - 20:31

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I ]
Introduction :


L'avènement de l'Islam et son expansion
territoriale suscite, dès la fin de l'empire Omeyyade, une effervescence
intellectuelle qui se traduit par de remarquables avancées dans tous les
domaines de la science…

Lorsque l'on pense aux sciences arabes au moyen
âge, les domaines les plus importants qui nous viennent à l'esprit sont : la
médecine, la physique, la chimie, la philosophie et l'astronomie.

En effet, c'est au Moyen-âge que se sont faites
les plus grandes découvertes pour les sciences.

Mais comment cette évolution s'est-elle faite ?

Qui en sont les auteurs ?

Était-ce une invention ou un fruit d'un dialogue
de civilisations, de cultures.. ?

II ]
Développement :


1)
L'évolution de l'héritage grec
chez les arabes

Au début du Vème siècle, l'héritage des sciences
n'existait pas encore en Occident, les grandes œuvres grecques n'ayant jamais
été traduites en latin, elles ne sont que très peu connues. De plus la puissance
de l'église fait que tout travail scientifique qui ne va pas dans le sens du
culte divin, par exemple, dans la religion chrétienne, on n’avait pas le droit
d'ouvrir un corps, ce qui ne permettait pas aux médecins d'étudier l'intérieur
d'un corps humain, ceci retardait donc tout progrès dans le domaine de la
recherche des sciences humaines.

Ce ne sera que jusqu'à la fin du Xe siècle que
commence une transfusion des savoirs arabes. Ce transfert des connaissances
mettra plusieurs centaines d'années à se répandre. Les savants arabes traduisent
les œuvres grecques, les étudient et les commentent. Cette réception n'est pas
passive, bien au contraire. Les scientifiques arabes d'alors, approfondissent,
complètent et finalisent les écrits.

En effet, ils ont fait avancer l'arithmétique et
l'algèbre en même temps que l'optique, l'astronomie, la médecine, la physique et
la chimie.
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a) Les mathématiques :

Au VIe siècle, les Indiens utilisaient
un système de numérotation écrite, qui est le notre dans son
principe (le principe de position).

Le premier exposé complet d'un tel
système de numération fut donné par Ibn
Moussa Al Khawarizmi
qui vivait au IXe siècle : il montre
comment former des nombres, il invente notamment le zéro et comment
procéder aux opérations. Il est aussi l'auteur de Kitab Al Jabr
(d’ou le mot algèbre), qui fut traduit plus tard sous le titre de "Algoritmi
De Numéro Indorum " qu’on appellera par la suite "algorithme "
(Séquence d'opérations visant à la résolution d'un problème en un
temps fini, ses recherches mathématiques ont des finalités pratiques
et visent a résoudre des problèmes quotidiens) et du traité
d'arithmétique introduisant à Bagdad le "calcul indien".
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Il a travaillé sur les équations du 1er et du 2ème
degré à une inconnue.


Quand on parle des mathématiciens qui ont changé
l’histoire des sciences dans le monde arabe, un seul mot ne vient pas en tête «
el khawarizmi (Vraisemblablement né en 780 à Bagdad, il est mort vers 850).


En effet el khawarizmi est l’un des
mathématiciens les plus célèbre de son aire.



Mais il n’est pas le seul à avoir contribué à
l’évolution des sciences arabes. Parmi les scientifiques les plus connus, il y a
aussi :



-el
kharaji
(mort au XIème siècle) qui
s'intéresse aux nombres irrationnels et introduit les démonstrations par
récurrence. Il établit la formule du "binôme de Newton" et trace le "triangle
de Pascal" jusqu'au rang 12. Il considère les polynômes sous leur aspect
algébrique se dégageant de l'aspect géométrique considéré par Euclide.








-Omar (Al) Khayem
(1048-1131 environ) grand poète et algébriste. Il
étudie aussi la géométrie. C’est un mathématicien, astronome et philosophe
persan. Khayam fut aussi un disciple du médecin et philosophe Avicenne. Ses
écrits sur l'algèbre, la géométrie et d’autres sujets connexes nous montrent
qu'il fut aussi l'un des mathématiciens les plus illustres de son époque,
environ mille de ces quatrains épigrammatiques lui sont attribués.


Les scientifiques arabes sont
également les pionniers de la recherche médicale.



Ils ont approfondit les savoirs
de l’antiquité et les enseignements d’Hippocrate et Galien, découvert de
nouvelles méthodes chirurgicales etc ...
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b) La médecine:








S’appuyant sur des connaissances grecques, persanes et indiennes, la
médecine arabe se développe largement grâce à de grandes figures (Ibn
Sînâ, Ibn Rushd
…) et des découvertes résultant d’une maîtrise
des aspects théoriques de cette science et d’un sens aigu de
l’observation. La médecine de l’époque cherche à la fois à conserver
la bonne santé (hygiène, diététique) et à soigner certaines maladies
; manuscrits et instruments témoignent quant à eux de la pratique
chirurgicale. Celle-ci a été largement étudiée et compilée dans un
ouvrage de référence rédigé par l’andalou
Az-Zahrawi
(XIe siècle).







L’anatomie sera aussi abordée avec un nouveau
regard porté sur le corps humain.


La médecine s’est largement développée grâce à
l’infrastructure des hôpitaux, à la fois lieux de soins et de formation.( Un
module audiovisuel en montrera la diversité et expliquera leur fonctionnement.)


La recherche dans le domaine médical sera
illustrée par un exposé consacré à la circulation pulmonaire observée par
Ibn al-Nafis.


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Les arabes reprennent en particulier la théorie
des quatre humeurs, selon laquelle les maladies résultent d'un déséquilibre
entre la bile, le phlegme, le sang et l'atrabile qui gouvernent le corps et la
personnalité.


Les traitements consistent à rétablir la
pondération initiale par la prescription de remèdes et d'une alimentation
choisie


Les médecins arabes développent leurs savoirs en
s'appuyant sur une conception logique des affections et une approche méthodique.
Ainsi, ils inventorient et décrivent les symptômes, ils améliorent l'art du
diagnostic et la pratique clinique et posent les règlements de la profession.


Les apports sont nombreux et favorisés par la construction d’hôpitaux, la
diffusion des principes d’hygiène et une abondante pharmacopée alimentée par le
commerce caravanier ou maritime. Les connaissances grecques sont reprises par
les Arabes, assimilées et complétées notamment en raison du développement de
l’agriculture : l’empire qui couvre de vastes territoires (de l’Espagne à
l’Inde) favorise la diffusion des plantes.



La
grande figure du génie médical est bien entendu
Avicenne
( Ibn Sinà, 980-1037), qui
commença À exercer à l’age de 16 ans et à qui l’on doit les descriptions de la
méningite, de la pleurésie et plus de 100 ouvrages médicaux et philosophiques...


Son canon, cette monumentale encyclopédie,
présente et classe près de 800 remèdes et le vocabulaire conserve les traces de
cette inventivité chimique et pharmacologique, ou des termes arabes passés dans
toutes les langues : drogue, alambic, alcool, benjoin, benzène, élixir, soue,
talc, ambre, safran, santal, séné …





Il fut traduit, puis publier en Europe en 1473
pour la première fois. Au siècle suivant on comptait 36 éditions.







Enfin, alors que
la médecine occidentale est empreinte de magie et d'astrologie, la médecine
arabe garde un caractère expérimental proche de la médecine grecque par les
méthodes et les principes (importance de l'observation) ou de la médecine
indienne par l'utilisation qu'elle fait de sa pharmacopée.










c)
Géologie ,Botanique ,Agronomie :







En géologie,
science demeurée au stade embryonnaire pendant tout le Moyen Age, les Frères de
la pureté (Akhwan el-Safa), auteurs, au X

e
siècle,
d'une Encyclopédie, ou Avicenne, au XI

e
siècle,
proposent des hypothèses concernant l'orogenèse, c'est-à-dire la formation des
montagnes. D'autre part, seuls les Arabes s'intéressent aux minéraux d'un point
de vue scientifique.



En botanique
également, ils continuent à étudier les plantes, mais à des fins uniquement
pratiques. Même démarche en agronomie: la valeur agricole de certaines régions,
surtout d'Espagne, est accrue par des travaux d'irrigation.
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La
philosophie joue un rôle aussi important que la médecine, la géologie,
l’agronomie et la botanique dans l’histoire des sciences arabes. En effet les
plus grand génie de cet époque se passionnent pour cette discipline si
intéressante mais pourtant si compliquer.




Ils
remettent en jeu la question de la raison et de la foi etc..





















d)
La philosophie :







" Il
est impensable que Dieu ait distingué certains hommes pour leur donner la
prévalence sur la masse des autres… "

Al Razi







La
passion des livres et la grande vogue de traduction (du grec vers le syriaque,
puis l'arabe) ont permis de sauvegarder les œuvres

d'Aristote,
Platon,

Porphyre





Les
bibliothèques publiques se multiplient (plus de 100 à Bagdad vers 900). Celle du
Caire compte 1 600 000 volumes (souvent des chapitres). La passion des idées
distingue les hommes de qualité et, dans cette société structurée par l'Islam,
se posait la question de la raison et de la foi.







La position la plus radicale est adoptée par


Al
Razi

(mort en 925) qui rejette en bloc les religions révélées et les miracles. Son
athéisme préfère une conception progressiste de la connaissance : les savoirs
sont provisoires et perfectibles.










Mais pour la plupart des penseurs, l'Islam est à la base de la falsafa
(philosophie dans l'Islam). Le principe est que la vérité est une, qu'elle soit
révélée ou obtenue par la raison, et peu importe son origine arabe ou étrangère.













C'est la thèse d'
Al
Kindi


(mort en 873) que la tradition honore comme " le philosophe des Arabes ", qui
finit par donner l'avantage à la connaissance divine et devint mystique.







À sa
suite,


Farabi


(mort en 950) consacra ces nombreux commentaires à montrer l'accord de Platon et
Aristote avec la pensée Islamique. Sa " cité modèle " reprend et adapte la
République platonicienne.













Cependant, la réflexion philosophique abordait des sujets délicats (unité de la
création, survie du corps et de l'âme) et, pour la majorité des croyants, les
références aux " sciences arabes " demeurent suspectes, proches de l'hérésie et
dangereusement innovantes.










L'attaque contre les philosophes va venir


d'Al-Ghazali
(mort en 1111). Il dénonce l'impureté de leurs thèses (négation de la création
du monde, de sa fin, de la résurrection des corps).





Ghazali souligne l'importance des sciences utiles pour la communauté mais sa
distinction entre sciences religieuses et non religieuses (ghayr shar'iyya)
repousse la philosophie aux marges les plus éloignées de la religion.



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La riposte attendra un siècle et viendra d'Occident avec


Ibn Rushd
(mort en 1198), qui justifie l'accord de la doctrine coranique et l'effort
philosophique et surtout, la possibilité d'un plein exercice de la raison.









Ibn Rushd
,
latinisé en Averroès est
sans doute l'Andalou qui a laissé la plus profonde marque sur la pensée humaine.





Médecin, administrateur, astronome, philosophe encore, sa réputation a été
immense dans le monde arabe et dans la chrétienté. L'anecdote en fait le
prototype de l'athée. Son oeuvre est plus préoccupée de concilier foi et raison
et ses commentaires d'Aristote expriment le besoin d'incrédulité en même temps
que la diversité d'expression de la vérité.










Il va influencer profondément la scolastique médiévale. Mais son
œuvre ne
pourrait satisfaire les théologiens chrétiens (dont


St
Thomas
) bien
peu disposé à concevoir la philosophie comme une discipline indépendante. Les
Arabes avaient déjà brûlé ses livres, les chrétiens les imitèrent et la
philosophie devint serve.























d)
Physique et chimie









Tant
dans le domaine de l'optique que dans celui de la mécanique, les Arabes ne sont
seulement les gérants d'un héritage : ils le font fructifier, inventent de
nouvelles techniques (utiles à l'agriculture : norias, pressoir à huile et à
canne) et d'impressionnants automates.











Al
Jazari
,
ainsi, avait construit une monumentale horloge où des cercles en mouvement
représentaient le mouvement du zodiaque, du Soleil et de la Lune.




Pour
sonner les heures, des oiseaux lâchaient des billes sur des cymbales et des
figurines jouaient du tambour et d'autres instruments.











Les alchimistes parviennent à créer des corps nouveaux (acides et alcools…). Ils
sont en quête de la pierre philosophale et du secret de la transmutation des
métaux en or.





Mais
certains refusent la magie et ne retiennent que l'expérimentation.






Horloge
de Jazari :


























e)

L’astronomie :












L'astronomie
est une science qui étudie la position, la structure et l'évolution des corps
célestes. Les astronomes arabes se sont appuyés sur les livres d'astronomie
grecque de l'Antiquité. Ptolémée fut le plus
grand astronome grec, il fit une théorie et il a écrit un livre :
L'Almageste.
L'astronomie grecque fut par la suite transmise aux Syriens,
aux Hindous et aux Arabes.










Les
musulmans étudient les étoiles. Ils utilisent des astrolabes (instruments
mesurant la distance des étoiles à la Terre) pour connaître la position des
navires. Les astrolabes sont copiés par les Européens. Grâce aux progrès des
mathématiques, les astronomes calculent aussi la longueur du méridien.
Al Biruni donne, vers l'an mille, celle du
rayon de la Terre, à 15 kilomètres près. Il émet aussi l'idée que notre planète
tourne autour du soleil.







Pourquoi les Arabes ont-ils eu besoin de
l'astronomie ? Depuis l'arrivée de l'islam, les Arabes ont besoin de
l'astronomie pour se diriger vers La Mecque lors des cinq prières quotidiennes.
De plus, l'astronomie leur permet de fixer précisément le début et la fin du
ramadan. Enfin, les Arabes qui sont de grands caravaniers s'en servaient pour se
repérer lors de leur voyage.




III] Conclusion :






L’histoire des sciences occidentales a longtemps
occulté ce qu’elle devait à la science arabe et, désormais, celle-ci apparaît
comme un chaînon indispensable dans l’histoire universelle des sciences.



Les savants des pays d’Islam ont d’abord étudié
et assimilé, puis prolongé d’apports nouveaux les disciplines pratiquées dans
les civilisations antérieures (surtout grecque, mésopotamienne et indienne) en
ayant recours à la science expérimentale et en défrichant des domaines et des
techniques qui ne se constitueront que bien plus tard en Europe.





Le Moyen Age de l’Occident est contemporain de
l’âge d’or de la civilisation de l’Islam. Une langue commune, l’arabe, la
prospérité de l’empire dont l’ampleur du territoire – de l’Espagne à l’Inde - a
favorisé le commerce international, l’encouragement des califes et des princes,
la liberté de pensée et la tolérance, sont autant de facteurs qui ont permis de
faire progresser le patrimoine scientifique commun.





Longtemps, le monde occidental a
accordé une importance exagérée, dans le domaine des sciences et des arts, à
l'héritage gréco-romain. Au point de sous-estimer, voire d'ignorer sa dette
envers les grandes civilisations du Proche-Orient.









Mais chacun sait que sans les Arabes, la science et la philosophie européennes
ne se seraient pas développées à l'époque comme elles l'ont fait. Les Arabes ne
se contentèrent pas de transmettre simplement la pensée grecque. Ils en furent
les authentiques continuateurs. Lorsque vers 1100, les Européens s'intéressèrent
à la science et à la philosophie de leurs ennemis sarrasins, ces disciplines
avaient atteint leur apogée. Les Européens durent apprendre tout ce qu'on
pouvait alors apprendre, avant de pouvoir à leur tour progresser eux-mêmes.
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